Roncevaux en Champagne, une ville mystérieuse et légendaire, vit de son commerce du vin. Le breuvage est particulier par ses effets magiques, la population n’a aucune moralité, mais quand la survie de la cité est menacée, tous ne font qu’un. Les déshérités forment une communauté très solidaire qui occupe un vieux cimetière pour s’abriter des intempéries et survivre. Dans un monde de malversations, de détournements et de corruption généralisée, les plus humbles ont de moins en moins de place, mais leur organisation et leur mutisme leur permet de bien vivre. Astérix le gaulois, lui-même, aurait peut-être eu des leçons à recevoir de Roncevaux… Au-delà de la bluette ce sont des sujets de sociétés brûlants qui sont évoqués, les locataires de HLM auront à coeur de lire et de relire les situations qu’ils dénoncent au quotidien sans grand succès. Jean-Pierre Feghoul (prononcer Ferroul), est né en 1947 à Reims où, très jeune, il a eu la chance de connaître Yvonne Voisin, une des principales collaboratrices du successeur de Georges Charbonneaux, fondateur de la Cité Jardin du Foyer Rémois. Après des études de droit, il trouve un engagement à l’office d’HLM, il y a plus de 33 ans comme responsable juridique (de 1975 à fin 2008). Alors qu’il était étudiant, il a effectué un remplacement de journaliste et depuis n’a pas cessé d’écrire, soit comme correspondant sportif dans de nombreux journaux, soit en publiant épisodiquement dans le journal local des articles sur les problèmes de société. À l’ombre des cathédrales l’histoire se répète, Victor Hugo avait dénoncé la toute puissance d’un évêque, Jean-Pierre Feghoul, lui, a vu sa belle Esmeralda, prisonnière du pouvoir d’un député maire, mourir dans ses bras, sous le glas du prestigieux monument. Elle avait 40 ans à peine, jamais il n’a aimé une autre femme avec autant d’intensité. Harcelé à son tour par le despote jaloux de cet amour, il a survécu pour écrire cette histoire, mais sans jamais parler de sa peine…